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08 janvier 2015

Je suis Charlie

 

Bandeau noir

7/01/2015

 

Tolérance bien habillée ce matin

Jupe élégante, pardessus cintré

Pour se faire fusiller

 

Tolérance

Le rivage de ton front

Est une écume sans frontière

Parce que tu affrontes

Que tu penses

Et que ce n’est pas de l’eau

C’est du sang

Qui coule par tes plaies

 

Bandeau noir

République ô ma cité

De tes enfants perdus

Une brèche de douze mortels

Des traits de sangs qui fracassent les icônes

De la stupidité

Puis tu te relèves, tu te relèves et tu te rassembles

C’est de l’espoir en matière brute

 

Bandeau sur les yeux

Assassinés

La liberté fleurissante à chaque coup

Chaque semonce

Ta page est ton dédain

Nous pensons à vous pour longtemps

Ma Tolérance

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31 décembre 2014

 

Les petits poèmes au milieu des légumes du marché, accrochés sur des murs comme par hasard, ou bien sur les sièges du métro, dans les rayons du supermarchés, ou caché sous une pile de livres dans une librairie et, mieux encore : là, ici, dans l'anonymat du Grand Tout, si je puis me permettre, mes non-lecteurs qui se bousculent pour arracher les boutons brillants de ma chemise.

Le poème cherche de l'argent pour s'imprimer en manuscrits et pour se relier

Le poème cherche des sous pour s'envoyer par la Poste

Puis le poème en veux encore pour envoyer une enveloppe avec un timbre à la maison d'édition qui le retournera à la maison douillette si les autres maisons ont le temps de ne pas le lire.

Le poème remettra une pièce dans la cagnotte jusqu'à ce que mort s'en suive,et puis pouf pouf, y'en a plus

Alors, le poème se promène avec son bonhomme et se dépose sous des yeux inconnus. Et alors on peut se dire que c'est là, finalement, toute sa gloire

Oui, c'est là son unique but de sa vie de poème : libre et gratuit dans sa cité qui bouge.

 

Note : qui me donne des poèmes pour cette page doit savoir qu'ils seront diffusés sur papier et déposés de temps en temps là où je serai, dans un cache-pot, sur un poteau électrique, sur la gondole d'un magasin, sur le fauteuil d'un cinéma, etc.

 

Note n°2 : cette page est horrible pour l'oeil. Il va falloir que je fasse un effort, bordel. Si quelqu'un a le temps de me filer un coup de main pour ça...

 

Le métro

 

Très en face, les yeux droits, crispé dans l’attente

Les stations qui défilent en crissant, uniformes

Striées par la vitesse, le costume endigué

Dans la pâleur matinale, comme s’il y pensait,

 

Ailleurs dans la région supérieure de sa vie

Une belle femme qui surgit, pressée dans son livre

Un gamin qui se bouche dans son manteau

Et bientôt qui arrive, qui part. Sait-on

 

A sa place qu’il défend, voir sans regarder

Entendre le frissonnement de jupe

Le chuintement des rails, une idée du soir

 

Déboucher son entre soi personnel, protéger

L’ambiance, la passion corollaire de sa place libre

Libre de partir, guidé par la machine naturelle

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30 décembre 2014

Salut rose du matin

Tu me flattes les yeux, ronce compatissante

Et je t’ouvre

Mes bras pour te délasser

 

Sur ta gaine, tes larmes sont tes larmes

Fraîches

Et tu me dis

« Que le soleil soit heureux pour nous

Car dans le lointain ce sont nos sourires qui chantent

 

Que la Lune et les étoiles ne pleurent pas pour rien

Car si nous revenons vers eux un jour

Ce sera accroupis, mais raffermis dans nos positions »

 

A ces mots, je m’incline

Puis je relève les yeux

Avec cette façon décidée qu’ont ceux qui croient

Les messages

Puis

Je coupe la rose et

Par une de ses extrémités

Je la brandis comme un tison brûlant

 

 

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Je m’en descends, plus haut qu’il n’y paraît

L’aventure fondue dans l’étang

Les bras le long du corps comme un profond soupir

La nage étrange dans un milieu charmant

 

Je m’esclaffe au passage des farandoles

Pour sentir mieux la saute des géants

Et rétrospectivement je me chante

Que tout est passé avant mon saisissement

 

L’attente n’est pas sordide quand on est content

Le poids s’allège et prend une dimension spéciale

La nature s’en ressent, elle qui s’amalgame

D’un désir terrible, d’une manne épatante

 

Je m’en descends et d’en haut le soleil

M’accueille sans bouger, légèrement décalé

Il me glisse à l’oreille son message

Un profond secret que je conserve au fond

 

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19 décembre 2014

Elégie

 

Elégie d'amour, bonheur farouche n'est passion,

ni état d'esprit mais extravagance

tentant son dépassement, un effet d'utopie

s'échappant comme une recherche d'aspect

 

intégral, une spiritualité transmise

circonstanciée sous une forme dont les contours secs,

étanches, précis à force d'être ciblés, sont

retranscris et transparents pour l'autre, se

 

diminuent conjointement d'un arc glapissant

de sève, s'échappent à l'amorce concupiscente

mais sans lacune, laissant juste la sensation

 

d'une émotion interloquée, unifiée,

sans âge et sans osmose définitive,

dans l'absolu néant nanti d'un miracle

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Je passe à l'acte, ça y est, je circule à Paris.

Petits papiers

Une minute maximum

Ou bien on s'assied dessus :

 

en gros, des poèmes que je pose au hasard dans Paris (métro, bancs, jardins, boutiques etc). En priorité je déposerai ceux qui apparaissent sur cette page. Avec le nom de l'auteur quand le texte n'est pas à moi.

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15 décembre 2014

Le sergent Bobillot

Alexis Dujenin

 

 

 

Sergent Bobillot, né à Paris, mort aux colonies

d'une blessure courageuse, héroïque pour la France

défenseur des valeurs du Chassepot Tuyen Quang

journaliste à vingt ans qui décède à vingt cinq

 

Symbole téméraire, vaillant pour ses parents

à la tête de son escouade distingua son sang

ses cendres, sa croix à Grenoble, buste voisin,

deux trous au côté, et d'Arlande l'aérostier

 

Sergent Bobillot : France ton hommage te ressemble

tu défends ses droits militaires comptoir de l'opium

déboulonné à Voltaire, assis sur Verlaine

 

mais pour ton symbole on te refixe tes moustaches

que ce matin tu portes en masque sérieux : les traces

d'un sourire, tes yeux tagués au feutre d'amnésie

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15 mai 2014

Saisir

 

Saisir

 

C'est le tout saint-frusquin des poètes triturant

la poésie : il y a des poètes français il y a des russes

qui semblent meilleurs sous certains aspects à condition

de controverse, et la surprise des modes en joie.

 

Je suis extatique par certains côté, comme un

poète et tout cela c'est bien différent d'aimer

ou de ne pas aimer les choses, voyez-vous

je marmone un peu plus aujourd'hui les choses.

 

C'est d'un compliqué...après, vous n'y pensez pas!

sans vous en rendre compte vous me laissez aquiescant

au moindre souffle, au moindre débris volant, disparate.

 

On ne me rend pas service car c'est comme une musique

qui plane mais que je n'attrape jamais : les meilleurs

s'échappent, il y a l'amour, et les choses disparates

 

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02 mai 2014

Pouet

 

Ce matin Ô réveil! J'ai encore sommeil

Mais je me hisse debout, et alors

Ce sont mes jambes que je vois en dessous

Puis ma tête, en l'air, plus haute que mes orteils

 

Stupeur! Il est déjà 15h00, j'en ai plein les genoux

Mes mollets frémissants comptent sur ma cuisse

Des poils, que je trie par ordre de langueur

Je n’aurais jamais le temps, Ô ma tête lourde

 

Je me hâte monotone et j’enchaîne trois flexions

De côté, juste pour m’assurer la pesanteur :

Si je chancelle, je retournerai là haut

 

Ne me reste plus que quelques secondes pour tenir

Je n'ai plus un radicule…Ô ce soir…

Pourvu que je puisse aller à Paris!

 

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22 mars 2014

sonnet

 

Nous écrivons des textes – sont – ce vrai – des poèmes?

Truc... – analyse en rêve : la justification

psychanalitique – gouffre repousse – nouveau dieu

ou bien surhomme – qu'en sais-je! Qu'en sais-je si c'est un dieu!

 

Ô verge victorieuse! Et demain? Ebullition

apocalyptique lendemain – bicéphale jour

instant – Seule! - Réalité communicative

de Méduse...mais le soleil...un temps parfait!

 

Verre sur nappe repassée : chaos à Boston!

Promesse indéchiffrable, analyse amorphe

métaphorique folie seule folle – ne manque plus que

 

l'extrème confusion vélléitaire : qu'en sais-je?

S'il neige...ça y est-il est temps : la guerre ancienne

s'enfonce en terre. Arrêtons de l'attendre : sachons!

xf

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30 janvier 2014

poème pour revue

 

 

Poème pour revue

 

C'est un immense honneur Mesdames Messieurs 10

que vous m'offrîtes quand vous me demandâtes 10

un poème novateur pour votre revue. 10

Confus je refusai, mais vous redemandâtes...alors... 14

 

...J'hésitai longuement (timide je suis voyez-vous), et 14

tant et tant insistâtes, tenaces teignes vous insistâtes tant! 14

Têtant thème entêtant, m'étêtant, tentant tintaine 13

que finalement, je ne pus refuser 11

 

Lors, torpeur et pudeur vaincues évaporées, 12

concentré, reclu, satisfait de mon Art je puis 12

enfin rassuré, poème vous dédier : 10

 

Mouche – colombe de papier, louche 7

l'hispide histrion, un vaqueur comment dire...poltron! 13

Mélange verbeux zoiseux zoiseau...non d'exigence...mais d'inutilité 18

 

168 pour 168

 

 

 

 

1

 

Sarcasme d'abord...critique de critique...désabusé le jeu...cynique. Un petit jeu, amusant (?), ou amusant mais famélique puis le retour à l'amplitude et l'irrésistible appel des pairs : Valeur chère, hisser l'homme – sa valeur du commerce, l'oeuvre ou bien son image? Celui-ci, lâche, accepte et se dresse sur la "tintaine" (je cite l'auteur) où il crie son poème à tue-tête (étête en tête!). Le poète, hommage rare "ne peut refuser" puis vient le temps du travail et vite une espèce de recherche : inspiration!

 

Le volatile, l'intuition flottante au zéphir...le piètre animal ou le symbole divin messager. Le symbole blanc, pur et...très très encombrant! Et le "poète" se résoud dans sa bestialité, lui agiteur agitateur agité de sa nausée. Il se croît grand courage, sans fin, puissant, ou langoureuse frigidité. Interrogation sans "?"...la question tourne autour des lèvres, mais avant le nez. L'intense obligation envers, les admirables, le refus qui résiste, résiste inspiration obligée...zèle tout de même! La dissection de critique, les parleurs, on dit aussi siffleurs, voire pire, pairs volatiles emplumés = mais c'est notre poète lui-même et personne d'autre!!!

Au fond final, latence de fatuité, la vérité enfin honnête, cette spirale qui s'abîme dans sa forme froide.

 

 

 

 

 

 

2

 

"Le poète X nous fait "l'honneur" d'un poème (honneur...ce mot dont il abuse...). Quelle filouterie! Ce texte est une calomnie, un honteux piratage, un présage de cette façon qui fera assurément chuter homme. Nous en avons l'assurance. D'abord il présente un "espèce" de discours qu'il annône piteusement. C'est une insulte au sens de langue, un outrage de genre nature. Remplir ainsi trois ..."lignes"!!! Avec du fiel!!! Puis, c'est un jeu de répétitions délirantes et pourtant tellement classiques. Il se moque de son lecteur. Enfin, il nous propose trois vers ridicules, non rimés, sans queue ni tête, et achève d'un flop sur une hésitation à peine audible qui stationne dans une supposition superposée et particulièrement banale (bancale - banane). A jetter! Fuyez cet auteur! N'achetez surtout pas ses livres!"

De M. Jean Paul De la Motte Puisard, pour la revue Lartimmenséternel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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