Le déluge de Gilgamesh

 

Avec un stylo pareil – je vais vous dire

on en écrit des trucs – que ça ne fait pas un pli

tu as tout compris – c'est dans ta main – tu pries

c'est dans ma main aussi, tu sais, le calame

 

Il a tué le gardien des cèdres – c'est même bien

que mal pour entendre le bateau sur la montagne

et vous êtes assis à écouter sagement

et une grande vague emporte dans l'encre tout l'horrizon

 

Vous savez, le lion, dans la brousse, il a une forme

passagère mais sur le pont il rugit, il hurle

à la mort – vous l'entendez? Moi plus à cause des vagues

 

Des oiseaux – un rivage – des oiseaux qui reviennent

Ils ont vu la tour de vrai verre pour de vraies choses nouvelles

Le déluge...la vague...je vous défends de tenter!

 

Xavier Frandon

(et oui un autre putain de poème, la vaine pour vous qui ne me lisez pas, si vous saviez ce que vous louperiez en ne me lisant pas, mais en ne lisant pas vous ne savez pas, vous ne savez pas ce que je pense, et vous vous en cognez du cul et certainement que vous avez raison quand vous pensez : mais c'est qui ce con?)