Si je continue de fumer, je naîtrai moins

Mais si j'arrête, la source se tarie et tout à coup...plus rien!

Un abris de coton...un gabion de soie

mais noir, noir comme un vieux fruit, et ridé d'envie

 

La pulpe sur la chair sans rideau ni rien, il fait noir

mais ce n'est pas une ombre, pas même une orange pourpre,

c'est comme trois vieux personnages qui boivent le raki

sur un vieux banc. Mais ça n'a rien à voir, c'est sûr.

 

Une torchère – une rotative ampoule de liquide

melliflu – un refrain que je continue sans cesse

et sans cesse de noircir. C'est comme quand vous fumez.

 

Dans les eaux traboulées s'épanche une soif liquide

et je continue à fumer même si je naîtrai moins.

Mais si j'arrête? Vous y pensez? La source se tarie...plus rien.