Poème pour revue

 

C'est un immense honneur Mesdames Messieurs 10

que vous m'offrîtes quand vous me demandâtes 10

un poème novateur pour votre revue. 10

Confus je refusai, mais vous redemandâtes...alors... 14

 

...J'hésitai longuement (timide je suis voyez-vous), et 14

tant et tant insistâtes, tenaces teignes vous insistâtes tant! 14

Têtant thème entêtant, m'étêtant, tentant tintaine 13

que finalement, je ne pus refuser 11

 

Lors, torpeur et pudeur vaincues évaporées, 12

concentré, reclu, satisfait de mon Art je puis 12

enfin rassuré, poème vous dédier : 10

 

Mouche – colombe de papier, louche 7

l'hispide histrion, un vaqueur comment dire...poltron! 13

Mélange verbeux zoiseux zoiseau...non d'exigence...mais d'inutilité 18

 

168 pour 168

 

 

 

 

1

 

Sarcasme d'abord...critique de critique...désabusé le jeu...cynique. Un petit jeu, amusant (?), ou amusant mais famélique puis le retour à l'amplitude et l'irrésistible appel des pairs : Valeur chère, hisser l'homme – sa valeur du commerce, l'oeuvre ou bien son image? Celui-ci, lâche, accepte et se dresse sur la "tintaine" (je cite l'auteur) où il crie son poème à tue-tête (étête en tête!). Le poète, hommage rare "ne peut refuser" puis vient le temps du travail et vite une espèce de recherche : inspiration!

 

Le volatile, l'intuition flottante au zéphir...le piètre animal ou le symbole divin messager. Le symbole blanc, pur et...très très encombrant! Et le "poète" se résoud dans sa bestialité, lui agiteur agitateur agité de sa nausée. Il se croît grand courage, sans fin, puissant, ou langoureuse frigidité. Interrogation sans "?"...la question tourne autour des lèvres, mais avant le nez. L'intense obligation envers, les admirables, le refus qui résiste, résiste inspiration obligée...zèle tout de même! La dissection de critique, les parleurs, on dit aussi siffleurs, voire pire, pairs volatiles emplumés = mais c'est notre poète lui-même et personne d'autre!!!

Au fond final, latence de fatuité, la vérité enfin honnête, cette spirale qui s'abîme dans sa forme froide.

 

 

 

 

 

 

2

 

"Le poète X nous fait "l'honneur" d'un poème (honneur...ce mot dont il abuse...). Quelle filouterie! Ce texte est une calomnie, un honteux piratage, un présage de cette façon qui fera assurément chuter homme. Nous en avons l'assurance. D'abord il présente un "espèce" de discours qu'il annône piteusement. C'est une insulte au sens de langue, un outrage de genre nature. Remplir ainsi trois ..."lignes"!!! Avec du fiel!!! Puis, c'est un jeu de répétitions délirantes et pourtant tellement classiques. Il se moque de son lecteur. Enfin, il nous propose trois vers ridicules, non rimés, sans queue ni tête, et achève d'un flop sur une hésitation à peine audible qui stationne dans une supposition superposée et particulièrement banale (bancale - banane). A jetter! Fuyez cet auteur! N'achetez surtout pas ses livres!"

De M. Jean Paul De la Motte Puisard, pour la revue Lartimmenséternel