Ce matin Ô réveil! J'ai encore sommeil

Mais je me hisse debout, et alors

Ce sont mes jambes que je vois en dessous

Puis ma tête, en l'air, plus haute que mes orteils

 

Stupeur! Il est déjà 15h00, j'en ai plein les genoux

Mes mollets frémissants comptent sur ma cuisse

Des poils, que je trie par ordre de langueur

Je n’aurais jamais le temps, Ô ma tête lourde

 

Je me hâte monotone et j’enchaîne trois flexions

De côté, juste pour m’assurer la pesanteur :

Si je chancelle, je retournerai là haut

 

Ne me reste plus que quelques secondes pour tenir

Je n'ai plus un radicule…Ô ce soir…

Pourvu que je puisse aller à Paris!