Salut rose du matin

Tu me flattes les yeux, ronce compatissante

Et je t’ouvre

Mes bras pour te délasser

 

Sur ta gaine, tes larmes sont tes larmes

Fraîches

Et tu me dis

« Que le soleil soit heureux pour nous

Car dans le lointain ce sont nos sourires qui chantent

 

Que la Lune et les étoiles ne pleurent pas pour rien

Car si nous revenons vers eux un jour

Ce sera accroupis, mais raffermis dans nos positions »

 

A ces mots, je m’incline

Puis je relève les yeux

Avec cette façon décidée qu’ont ceux qui croient

Les messages

Puis

Je coupe la rose et

Par une de ses extrémités

Je la brandis comme un tison brûlant

 

 

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Je m’en descends, plus haut qu’il n’y paraît

L’aventure fondue dans l’étang

Les bras le long du corps comme un profond soupir

La nage étrange dans un milieu charmant

 

Je m’esclaffe au passage des farandoles

Pour sentir mieux la saute des géants

Et rétrospectivement je me chante

Que tout est passé avant mon saisissement

 

L’attente n’est pas sordide quand on est content

Le poids s’allège et prend une dimension spéciale

La nature s’en ressent, elle qui s’amalgame

D’un désir terrible, d’une manne épatante

 

Je m’en descends et d’en haut le soleil

M’accueille sans bouger, légèrement décalé

Il me glisse à l’oreille son message

Un profond secret que je conserve au fond

 

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