L’acier aux pieds d’argile

 

 

 

( ou quand le fer en fusion conduit à un enfer froid)

 

 

 

Une fois les hauts fourneaux disparus

 

les usines ont fondu et dans les trous

 

qu’elles ont laissés les cités ouvrières

 

presqu’entières mais qu’à demi rassurées

 

osent un crépi aux tons du midi

 

orange jaune pistache etc.

 

mais l’aigre sous la croûte

 

précipite dans le vide cet avenir de façade

 

et partout alentour dans la ressouvenance

 

humide et grise du pays lorrain

 

ressurgissent les fantômes

 

du fer sous leur aube de rouille

 

 

 

 

 

Fabrice Marzuolo